
Du jeudi 12 au vendredi 20 juin, j’ai eu l’opportunité de suivre une formation dédiée à l’impression résine et à la modélisation 3D sur Blender, proposée par l’école Labiche Renard.
Ayant déjà une première expérience en impression FDM et en modélisation sur Fusion 360, cette nouvelle formation m’a offert une autre perspective sur le monde de la conception et de l’impression 3D.
L’impression résine : une technologie bluffante… mais exigeante
Côté impression, la technologie SLA m’a véritablement impressionné par son niveau de précision. Ce type d’impression permet de produire des objets miniatures avec une finesse de détail remarquable. Ma nouvelle imprimante, une Mars 5, me permet par exemple d’imprimer des pièces de 143,43 × 89,6 × 150 mm en 4K !
Cependant, cette technologie m’a aussi donné pas mal de fil à retordre, bien plus que mon ancienne imprimante à filament (Ender3). Clairement, je n’ai réussi à sortir aucune pièce lors de la première journée ! Heureusement, je n’étais pas seul dans ce cas : sur les 7 participants, une seule personne a réussi à imprimer le modèle de test fourni (une tour d’échecs).
Pourquoi autant de difficultés ? Probablement à cause de la température ambiante (il faisait très chaud sur Orléans à ce moment-là) et du type de résine utilisée dans le kit pédagogique : la resin water washable d’Elegoo. Certes, elle présente l’avantage de se nettoyer à l’eau (plus besoin de litres d’alcool isopropylique !), mais son paramétrage est plus délicat.
J’ai donc dû ajuster plusieurs paramètres : augmenter le temps de pause entre les couches, utiliser des supports plus épais, et réduire la vitesse de levage.
Après une journée de tâtonnements, j’ai enfin pu sortir une première pièce de calibration, puis plusieurs modèles différents.
Sécurité : un point crucial à ne pas négliger
Cette formation m’a également permis de prendre pleinement conscience de l’importance de la sécurité en impression résine. La résine est une matière potentiellement dangereuse — autant pour la santé que pour l’environnement — et impose des précautions strictes :
Port de gants, masque, bonne ventilation de l’espace, surface de travail dédiée…
Quelques photos de l’impression d’un personnage CupHead



Blender : une approche artistique de la 3D
- Compléter mon apprentissage de la conception 3D, entamé avec Fusion 360, par un outil offrant une approche plus artistique. Blender permet notamment de faire de la sculpture 3D de manière intuitive, tout en proposant des outils de mise en scène via les caméras et l’éclairage.
- Son modèle open source. Dans mon métier, la majorité des logiciels que j’utilise sont des solutions propriétaires, avec des licences payantes. Même si je ne suis pas opposé à ce modèle économique, je dois dire que j’ai un attachement particulier aux outils open source. J’aime l’idée qu’un logiciel puisse être porté par une communauté, et accessible à tous — notamment aux débutants — sans barrière financière. Juste de la passion et de la motivation !
Je dois reconnaître que les débuts sur Blender n’ont pas été simples. C’est un logiciel dense, avec une interface riche, parfois déroutante. Être accompagné par un formateur et un groupe d’apprenants a été un vrai plus. J’aurais certes pu apprendre en autodidacte via des tutoriels en ligne, mais cela aurait été bien plus long — et peu compatible avec mon emploi du temps de graphiste et concepteur web indépendant.



Une formation inspirante
Cette immersion dans Blender a été extrêmement enrichissante, autant sur le plan technique que créatif. J’ai découvert un outil puissant, polyvalent et stimulant, qui me permet d’élargir mon champ de compétences en conception 3D. Ce nouvel apprentissage m’ouvre déjà de nombreuses idées de projets.
Une belle montée en compétence… et un terrain de jeu prometteur pour les mois à venir ! 😉